F….Comme pas si Fou et G….Comme Grégaire

 

 

C’est pas l’homme qui prend la mer
C’est la mer qui prend l’homme
Moi la mer elle m’a prit
Au dépourvu, …Tant pis

F     Comme pas si Fou

On peut prévoir d’aller sur la grande bleue, sans pour autant être ce que l’on nomme à Marseille, un parfait « Jobard !…. »

Formés par nos jobs de chefs d’entreprises qui ont survécu à des décennies de fourberies et autres attaques, fiscales, administratives diverses et autres…, nous arrivons à la soixantaine épanouie avec une sérieuse habitude d’anticiper, planifier, prévoir, assurer et ce départ, pour aventureux et romanesque qu’on puisse l’espérer, nous a demandé quelques mois de préparation, passé les moments de réflexion puis de décision ferme

Au plan perso, bilan de santé complet, pharmacie de bord adapté, lecture des bons ouvrages sur la médecine en mer, amis médecins avec qui nous restons en contact, pour tout conseil éventuel, consultations et derniers soins dentaires, qu’une vilaine quenotte ne vienne nous plomber une soirée à Capri à contempler les Farillons.

Administrativement, une carte Européenne d’Assurance Maladie délivré par tous les bons Centre de Sécurité Sociale, deux ou trois cartes bleues sérieuses, des logiciels de pilotage à distance de toute une foule de choses (Banque….), nous ont semblé suffisants pour ce périple qui ne devrait nous mener qu’à plus de quelques heures d’un aéroport international. La baie de Naples, n’est pas la Patagonie, même si des dangers différents peuvent s’y rencontrer….. Une assurance type « Europe Assistance » nous a semblé être un investissement raisonnable, comme une révision rapide de notre grammaire italienne. Personnellement il me restait quelques beaux restes pour avoir enseigné le ski à Montgenèvre, dans ma jeunesse à de petites italiennes qui m’ont aidé à perfectionner cette langue si vivante.

Pour TINTAMARRE, la préparation fut très méticuleuse, malgré l’extrême entretien annuel réalisé sur ce Trawler de 2007 qui a déjà bénéficié de bon nombre d’améliorations, qui est très équipé  et sur lequel nous naviguons en famille en moyenne mille à mille cinq cent milles chaque année, depuis déjà trois ans.

Pour les marins à qui cela parle, nous avons renouvelé le parc complet de12 batteries, vidangé tous les réservoirs, (eau, gasoil et eaux noires), révisé au complet les deux moteurs et le groupe, changé les presses étoupe, les sorties d’’échappement, les cylindres d’étambot, les bagues autolubes des safrans et des arbres d’hélices, vérifié les passes coques et toutes les pompes, retraité tous les inox, le tek, les bâches et les plexis et doté ce fier navire d’un dessalinisateur 60l/h, fonctionnant en 12 Volts sur les moteurs ou en 220 sur le groupe ou le secteur. Le guindeau très costaud a été vérifié ainsi que ses cent mètres de chaine de 12 et cinquante mètres de câblot de 14, ses orins, son mouillage secondaire…. Tous les bouts, aussières, drisses, filières, cordages divers ont été changés ou vérifiés jusqu’à la corde de la cloche de bord,  seule ficelle à bord à ne pas comporter de vocable spécifique.

La coque rassurante de chalutier breton, a été poncée, polie ainsi que la sous marine pour assurer à l’ensemble une glisse synonyme d’économie de fuel et d’élégance dont ce Bénéteau bon enfant n’est pas démuni. Les vernis sont en train de finir de sécher et une dernière rénovation du tek sera envisagée juste avant le départ. Les extincteurs ont été révisés et doublés. Les housses du carré protégées par des housses skaï sur mesure et le parquet du carré protégé par une couche de bubble gum anti dérapant.

Au niveau électronique et communication une seconde VHF a été montée, sa licence validée. Le complexe GPS, sondeur, spydomètre…, a été révisé, cartes mises à jour et, en complément, j’utilise un logiciel iNavX sur I pad, monté en boitier étanche. Sono revue, Play List sur I phone refaite en plus des tablettes de lectures et leurs abonnements ibooks,  venant compléter la librairie de bord….

Un amplificateur de réception SFR et WI FI  siège en haut du mat de TINTAMARRE et permet d’avoir du réseau jusqu’à plus de 50 Miles des côtes (Y compris réception internet et donc Météo….)

Dernière chose importante avec un bateau sûr, du Gasoil en quantité, de l’eau à volonté, des moyens de navigation et de communication et deux très bonnes lignes de mouillage : Une annexe performante pour vivre autonomes au mouillage….

Seul problème, il la faudrait grosse et puissante pour faire du trajet, des courses, véhiculer nos potes, mais aussi légère et facile d’emploi pour les jours où nous serons que deux…..sexagénaires. La solution deux annexes ! Une grosse avec un bon Mercury un peu lourd, l’autre légère avec un petit moteur électrique, la petite étant stockée sur le Fly, dans la grosse. L’une se jette à la mer, l’autre nécessitera avec son moteur l’usage du treuil de baume. Le moteur électrique plus écolo, se rechargeant sur le groupe.

L’équipement se termine par une….Trottinette électrique !, cadeau de notre gendre préféré pour aller faire les courses à St Tropez ou Porto Fino…..

G     Comme  Grégaire…

Le Marin, comme l’homme est un animal grégaire, sauf à contempler Poupon, Kersauson ou Riguidel, qui eux ne naviguent pas sur des cageots, ni sur des poubelles….. (Air connu).

Aussi, les ports regorgent de bateaux ventouses dont la moyenne de sortie annuelle avoisine la journée et demi et certaines criques ont tendance à ressembler à l’autoroute du Soleil, un jour de grand départ.

En arrivant par exemple dans le Golfe de Scandola en Corse, il y a deux très belles criques, Girolata et Tuara qui présentaient avant l’organisation du Port de Girolata, à peu près les mêmes caractéristiques médiocres de protection en mouillage forain. Et bien allez savoir pourquoi, en été il y a cent cinquante bateaux à Girolata et quatre à Tuara, pourtant voisine. Le monde attire le monde au mouillage, au resto, partout !….

Sans être associaux, notre tendance à nous, c’est d’éviter de trop se mélanger les ancres, cela est d’ailleurs fort dangereux si le vent se lève et s’il faut décamper rapidement (Deux mouillages emmêlés, c’est alors le risque de deux bateaux à la côte !)

Pour cela il conviendra donc de bien étudier ses cartes, la météo locale et son suivi, quitte à mouiller un peu plus à l’écart, notre stratégie « Equipement en annexe et moteurs d’annexes » est là pour y pourvoir… Et d’étudier aussi toujours, une solution de repli et le moyen de  rallier ce havre rapidement. C’est moins évident si l’on a mis un bout à terre et que sont amarrés à l’arrière du bateau, deux annexes, une planche à voile et son mat, une bouée tractée, et j’en passe…..image

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