JOURNAL DE BORD – Lundi 30 Mai

IMG_1797RETOUR A LA TERRE !

Lorsque EOLE et POSEIDON s’acharnent, vaut mieux doubler les amarres, ajouter deux gardes au besoin (Ce que je faisais sur le Port vers 2h du matin avec 35 nœuds de vent d’Ouest), bâcher TINTAMARRE et redevenir un moment terrien.

Même Ulysse l’a fait. Certes motivé par CIRCE, CALYPSO ou NAUSICAA, pour s’attarder un peu….. !

Redevenir terrien lorsque l’on est marin cela n’équivaut pas à reprendre le cours de sa vie habituelle. On est loin de ses habitudes, de ses véhicules (Auto, moto, trottinette électrique….) et il faut redécouvrir des moyens de locomotion, certes classiques, mais dont on a pour le moins zappé le mode d’emploi depuis des dizaines d’années (Tout au moins en ce qui concerne notre vie Aixoise….)

Se renseigner en langage local sur les habitudes toutes aussi locales des chauffeurs de bus : Devant quel bistro s’arrêtent-ils en général, combien ils prennent, ils vous déposent où ? Et en payant un supplément ils peuvent faire un détour ? On peut leur parler, bien que ce soit noté partout, « Non parlare a l’autista ?!…. »

Une fois arrivés à la gare de la Spezzia, comment savoir dans quel sens il faut monter, pour aller vers les Cinque Terre et pas vers PISE ? C’est payant ? On peu demander à une hôtesse ?…

Et là on découvre la vraie aventure terrestre. Des Japonais essayent d’extraire d’un appareil qui ne parle et n’écrit que l’italien et qui ne l’entend d’aucune oreille (Les autres dialectes doivent être en panne ou en cours d’installation), des billets improbables pour rallier VERNAZZA.

Estimant la difficulté du challenge, nous nous rabattons vers une gente demoiselle, coiffée d’un Bersaliere frappé à l’effigie des trains Italiens, qui en moins de vingt minutes et une quinzaine d’essais, remporte le set contre la machine citée plus haut, devant les japonais médusés. A nous la voie ferrée….

Malgré ce début de semaine, nous sommes cinquante par wagon prévu pour trente (données constructeur). Tout un monde disparate, des marcheurs Tyroliens en short de cuir et bâtons de ski, des assurés de la Mutuelle Générale de l’Education Nationale en spartiates Jésus Christ et projet de randonnée, des amoureux italiens trop mignons, partis faire le CAMMINO DELL’AMORE entre RIO MAGGIORE et CORNIGLIA….

Entre deux tunnels, on vérifie l’état chaotique de la mer qui nous conforte dans notre décision d’un retour raisonnable au statut de bipède.

Quatre stations plus loin, c’est VERNAZZA, notre amour des Cinque Terre. Aucun bateau n’accoste et les déferlantes passent au dessus de la jetée où nous bronzions jadis. Le minuscule port est vide de toute embarcation car le ressac est impressionnant, à l’intérieur même de l’abri.

Antipasti dell’ mare au petit resto qui nous servit souvent de cantine, « fritta mista » de poissons et crustacées pour qui on préfèrera un « Vernaccia de San Geminiano » très rond au vin local décidemment très sec.

Photo (prudente) sur la jetée, on a croisé qui remontait, un troupeau de japonais aussi ruisselant que le guide à drapeau qui le précédait…..

« Una giornata al mare », c’est ce que nous susurre Paolo CONTE de retour sur TINTAMARRE qui oscille toujours de manière inquiétante à quelques centimètres du quai, sous les coups de boutoir ininterrompues des rafales d’Ouest.

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