JOURNAL DE BORD – Samedi 18 Juin

 

VOIR NAPLES ET PUIS MOURIR….

Longtemps l’expression m’est restée incomprise !

Comme beaucoup, j’avais imaginé que la beauté du Vésuve, de Pompéi et d’Herculanum, me tuerait de bonheur.

Je n’avais pas pensé une seconde que la formule lapidaire s’adressait en fait aux capitaines de bateaux de plaisance, que l’on privait de tout abris portuaire décent, même au prix du stationnement d’un barlu de quarante mètres, juste devant Sénéquier (Le bar rouge, sur le port des grands yachts, à 25€ le Mojito).

La baie de Naples, avec son gros nuage de pollution et son agitation maritime incessante, levant une mer croisée inconfortable, nous préparait à la transition.

Le Port (Santa Lucia), en plein Naples, pourtant réservé la veille de Procida, est abordable après avoir passé toute une nappe de diverses immondices. Personne n’est à l’accueil et cinq ou six coups de fils laborieux plus tard, une barcasse vient nous annoncer que le port est complet.

Il ne l’est bien sûr pas, et après palabre et règlement d’une somme indécente en espèces (Le double des meilleures marinas de Toscane), on est amarrés par au moins trois préposé dévoués dont on aura participé quasi spontanément au train de vie ubuesque….

Mais de place, il n’y a, que pour une nuit. Et notre amie débarque Dimanche soir….

Et la palabre reprend, plus grandguignolesque encore, car le Dimanche soir en baie de Naples, tous les ports font le plein des bateaux titulaires qui réintègrent leurs pénates.

Des solutions sont évoquées…. On pourra peut-être s’amarrer à la station essence après sa fermeture ? On pourra peut être nous trouver une place à couple (Un strapontin) ?

J’ai juste le sentiment que ledit strapontin va nous coûter le prix de la loge impériale. Va falloir retourner au distributeur…..

Amis navigateurs qui arrivez dans les merveilleuses iles Phlégréennes, pourtant si proches des portes de l’enfer de l’Odyssée, passez au large de Naples et tirez directement vers Capri et la côte Amalfitaine

Le chant des sirènes est moins traumatisant que celui des cupides Ormeggiatori (Ceux qui garent les bateaux) Napolitains

 

IMG_2173.JPG

Et en plus c’est moche…..!

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