JOURNAL DE BORD – Mercredi 22 Juin

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Nous n’avons pas craqué à l’appel lyrique des sirènes, serons nous aussi forts pour ne pas ouvrir l’outre d’Eole, qui nous renverrait immédiatement au pays de géants Lystringeons ? (Bouches de Bonifacio)

C’est un petit village, qui répond au doux nom d’Acciaroli

Si « Christo si é fermato a Eboli » (Dieu s’est arrêté à Eboli, roman de Moravia), il n’est pas allé non plus jusqu’à Acciaroli, qui reste en dehors de toutes tentations d’exploitation abusive du touriste.

Les trois kilos de moules, frétillantes sortant de l’eau : 9 €uro. Mon pote corse des Coquillages du Roy René saurait ça, il saute dans les vingt quatre heures !….. (L’Italien, pas le Corse !)

Des pêches, des abricots, des courgettes, des abricots, ail, cébettes, pour trois bons vivants : 8,50 €uro !

Mes potes du Jardin des Sens, ne m’auraient-ils pas pris pour un Américain, en me taxant d’une plus value pour proximité de la célèbre chocolaterie de Puyricard ?….

Même le Port est moins cher qu’à Bormes, notre étalon qualité-prix de l’amarrage.

Le village est chaleureux et authentique. Même que le Grand HEMINWAY y aurait maintes fois séjourné. Il a du quand même avoir plusieurs vies, s’il lui faut assumer tous les séjours qu’on lui prête, de Venise à Cuba.

Beaucoup de navigateurs quittent Amalfi directement pour les Eoliennes. En ce qui nous concerne, nous allons prendre le chemin des écoliers et trainer un peu contre la botte, pour découvrir tout au long, de petites étapes très peu tapageuses.

Les gens y sont simples et abordables, les haltes non surchargées de maxi yachts, la vigne y est bichonnée jusqu’en Calabre.

Arrivés à Tropéa, il sera toujours temps de naviguer plein Ouest, vers Stromboli ce « Phare antique de la Méditerranée », puis vers Lipari et Vulcano.

Le temps d’une pause, avant Messine, pour aller affronter Charybde et Scylla, qui de sa grotte entretien un mortel tourbillon :

« Et pendant tout ce temps, dans la peine, sanglotant, nous entrons en ramant contre le courant dans le détroit. A Babord Scylla et Charybde à Tribord, épouvantable défilé d’eau salée. Quand Charybde vomit, toute la mer bouillonne et retentit comme un chaudron sur un grand feu, quand son contenu gonfle et se soulève » L’Odyssée, Livre 12.

Houlà, j’en ai la bouche sèche. Heureusement, c’est l’heure du Spritz…..

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