JOURNAL DE BORD – Lundi 11 Juillet

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UNE ILE AU BOUT DU MONDE

MARETTIMO, c’est comme un confetti, posé au large des AEGADES, à l’Ouest de la Sicile, au bout du bout du monde….

De la mer que les Instructions Nautiques qualifient de « Souvent démontée, avec de forts courants entre les îles, levant une mer gênante, mais rarement dangereuse » ( !), le rocher semble incrusté de quelques maisons, cherchant un vain un abri, derrière une vague pointe. La ténacité des hommes a fait opposer aux vents dominants d’Ouest, une symbolique digue, pour abriter quelques pêcheurs dans quelques dizaines de centimètres d’eau !

C’est là, encouragé par un marin local, que TINTAMARRE a essayé, heureusement  avec réussite de ne pas poser sa quille….

Pour le photographe ou l’aquarelliste, l’échantillon de port est un bonheur sans fin, pour l’apprenti chroniqueur, la simplicité du lieu, la sérénité apparente du quotidien, l’opposition à développer avec les marinas rencontrées précédemment, en Italie ou ailleurs est une source intarissable de détails, de quotidien, de poésie, concernant cette ambiance insulaire protégée de tout tourisme dévastateur.

Lors d’une mission humanitaire avec Friendship, j’avais intitulé mon article : « Une péniche au bout du monde », c’est un peu le même sentiment que l’on éprouve en entrant à Marettimo. Derrière le petit port, comme derrière les dunes du BENGLADESH, tout un monde s’organise, ruelles, escaliers… Cela tient des CYCLADES, des petits villages des GRENADINES ou du petit abri de MEJEAN. Sans le petit train !

Il est treize heures lorsque nous déambulons, curieux de découvrir le lieu. Dans quatre ou cinq heures, quelques équipages nous auront peut être rejoint, pour se faire secouer avec nous sur le semblant de panne. Le village se sera alors animé, comme une crèche d’automates qui a heure fixe fait sortir, le meunier, le pêcheur, le boulanger… Pour l’incontournable apéritif du soir autour d’un verre. Des enfants bruyants, requinqués par leur sieste, joueront alors autour.

Il sera l’heure pour nous de faire un choix vital. Liquide ou glacé, Spritz ou Gelatto, Amaro ou Aperol, Stracciatella ou Tiramisu……

Avant cette étape décisive, il nous reste à déguster le thon rouge frais, acheté « du matin » au pêcheur sur le port, puis à sombrer dans une longue sieste réparatrice, bercé par les vagues du large qui entrent dans le port.

Ce soir, le petit vent passe au Nord, et entre lui et nous existera un bout de digue, la promesse d’un calme précaire et délicieux…..

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2 réflexions sur “JOURNAL DE BORD – Lundi 11 Juillet

  1. Une sieste réparatrice ????? De quoi ??? Vous semblez être dans un authentique coin de paradis , .. Ne cherchez pas un argument, qui ne justifierait pas pas votre inquiétante nonchalance , qui sombre petit à petit dans une habitude jouisseuse … Vous n’allez pas pouvoir rentrer au vieux port !!😭😭

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