EN GUISE DE RESUME

 

EN TRAWLER 42, UN ETE EN MEDITERRANEE.

Amoureux depuis toujours de notre voisine de pallier la belle Italie, nous avions fait jadis de nombreuses escapades à la découverte de Rome, de Venise, Florence ou Sienne ou des régions qui nous attiraient plus particulièrement, selon nos lectures, la Toscane, l’Ombrie, la Sicile, la Côte Amalfitaine, les Cinque Terre….

Il manquait un fil rouge pour unir toutes ces envies en un seul voyage, en y associant notre amour de la mer, la convivialité du bateau, comme un prétexte pour explorer en quelques mois, la péninsule du Nord au Sud.

Notre intérêt pour la mythologie grecque, redécouverte au travers de l’Odyssée, dont nous possédons près de trente éditions (La plus ancienne de 1786, la plus récente merveilleusement illustrée par Mimmo PALADINO), allait nous donner la trame du périple : Partir sur les traces d’ULYSSE !

Cela tombait bien, en dehors de quelques étapes non confirmées à GOZO chez Calypso ou à CORFOU chez Nausicaa, en Tunisie à grignoter la fleur de Loto, il est admis que notre héros aura passé le plus clair de son temps à ripailler sur les côtes italiennes, courtisant leurs habitantes et goûtant la plupart de leurs vins, ce qu’il n’avait pas eu le temps de faire au pays de KIKONES en repartant de Troie !….

Nous avons balayé d’un vaste revers de manche, les excellentes raisons qui nous retenaient scotchés à la maison, vieille maman à la santé précaire, petits enfants à assumer le Mercredi, douleurs arthrosiques diffuses, coût financier, risques divers pour ne retenir que les points importants, envie de voyage et de découverte, propriété d’un solide bateau très adapté à ce type de ballade, début de retraite méritée qui nous trouvait encore dans une forme physique et intellectuelle pas  trop délabrée…

Habitués à un parcours professionnel émaillé de quelques coups de folie, tempérés par de longues plages de responsabilité dans la durée, nous avons pris à cœur de préparer de manière très sérieuse cette fantaisie italienne. Notre parcours santé (Cardio, dentiste, biologie….), la préparation de notre navire TINTAMARRE, un SWIFT TRAWLER BENETEAU avec l’aide bienveillante de notre mécanicien et ami Marco (L’homme qui parle à l’oreille des diésels), l’étude des cartes marines, des météorologies locales, nous ont pris six bons mois.

La location de notre résidence principale, préparée à cet effet, financerait le Gasoil nécessaire pour cette boucle de deux mille trois cent milles (Plus de quatre mille kilomètres). Des parents et amis à terre assumeront pour nous les affaires courantes en sommeil, d’autres nous retrouveront sur le voyage, nous aurons le plaisir d’en compter près d’une trentaine !

A près de treize nœuds de moyenne, cela va représenter cent quatre vingt heures/moteur sur un peu plus de 100 jours de navigation, moins de deux heures par jour en dehors de deux grosses traversées, de Sicile en Sardaigne (140 Milles) et de Corse aux Iles d’Hyères (120 Milles d’Ajaccio à Port Cros).

Les chiffres sont vite importants mais cela ne représente jamais que sept ou huit arrêts à la pompe, pour faire certes un très gros plein de chaque fois mille six cent litres…..

COTE D’AZUR ET RIVIERA ITALIENNE

Cela commence comme un départ en week end, vers les Iles d’Hyères et PORQUEROLLES. La météo est propice et les jours sont déjà très longs en cette deuxième quinzaine de Mai. La plage d’Argent reçoit notre premier mouillage et notre ancre s’étonne du peu de fréquentation de ce merveilleux fond de sable et de ses eaux cristallines que peu de navettes ne viennent dérider. La baie des CANOUBIERS derrière ST TROPEZ nous accueille pour un second séjour forain, autorisé par des cales remplies de vins rosés et victuailles diverses.

Longer la côte le long des MAURES, puis de l’ESTEREL nous confirme que notre week end se transforme en un départ pour de longues vacances, en des lieux plus souvent explorés et parcourus par la terre, abrités dans de confortables séjours…

Notre atterrissage sur un port de la Côte d’Azur va réclamer une étude attentive car la Principauté va être saturée par son Grand Prix de Formule un et la région de Cannes, par son Festival. Notre choix, un peu forcé par les différents refus des capitaineries à nous héberger, va se fixer sur BAULIEU très charmante station balnéaire au charme que l’on aime, un peu désuet. L’accueil est très chaleureux en ce tout début de saison et atténue largement les quelques désagrément d’un premier coup de vent printanier en cette zone. Nous sommes dans un super abri, amarrés à côté d’un inénarrable pianiste de jazz italien. Un délice.

LES COTES ITALIENNES

L’entrée en Italie marque définitivement la différence entre un départ en vacances et le début réel de ce périple. La Riviera des fleurs nous accueille et nous surprend d’emblée : Les Italiens ont parfaitement su adapter les impératifs du nautisme en pleine expansion, avec la conservation de leurs sites balnéaires. Ainsi les premiers ports ralliés sur cette côte, pauvre en mouillages forains, vont nous surprendre par des infrastructures dont on rêverait de notre côté de la frontière : Grandes marinas confortables non saturées, accueil très professionnel…. Les grandes artères de circulation qui séparent ces structures du cœur des citées concernées, ne doivent pas être un obstacle à la découverte de villes surprenantes de charme, telles SAN REMO, LOANO, VARNAZZE….

Plus loin, la Riviera LEVANTE ne fait que confirmer tout l’attrait découvert jadis par la terre. GENES de l’avis général des navigateurs mériterait une longue halte que notre programme n’avait pas retenue pour s’attarder plus longuement dans la région de Porto Fino et Santa Margherita. Il faut passer devant la première pour profiter des photos et du folklore et s’attarder ensuite auprès de la seconde pour sauver la caisse du bord et profiter du charme de cette halte très authentique. Mouillés au milieu des pêcheurs dans une joyeuse pagaille de désorganisation, TINTAMARRE est devenu déjà un peu italien.

En quittant cette étape de charme, on vogue vers les CINQUE TERRE et l’on entre en LIGURE, dans une météo déjà incertaine qui va rendre impossible tout mouillage

ou entrée au port sur ce site très protégé par la nature. Tant mieux. Nous rallierons PORTO VENERE qui est un peu la sixième des cinque terre, avec un accueil très agréable et sûr. Eole en bon complice nous y bloquera avec humour cinq jours que nous mettrons à profit pour retourner à VERNAZZA, CORNIGLIA, RIOMAGGIORE…. avec le petit train, seul accès possible par cette mer démontée. La certitude de très belles photos…..

ROSIGNANO marque ensuite l’entrée en Toscane par un littoral manquant d’intérêt pour le navigateur cependant sensible au confort de ces marinas intégralement gagnées sur la mer pour sa sécurité et son confort dans son approche de l’archipel Toscan.

LES ILES PROCHES

Les iles Toscanes : A Elbe, PORTO FERRAIO, les grognards de Napoléon nous accueillent avec la musique de la garde en grand apparat. C’est l’époque de la commémoration annuelle de cet attrait incroyable que garde l’île pour notre Empereur ! La crique où se niche le Port est une merveille géographique comme peuvent l’être BONIFACIO ou notre VIEUX PORT Marseillais, y séjourner est cependant moins confortable à cause des bruits de moteurs qui passent au ras des bateaux.

PORTO AZZURO présente un peu la même géographie d’un petit port très protégé, avec le charme d’un village très apprêté, très fleuri, avec ses places à l’italienne, ses rues piétonnes qui accueillent une population estivale très privilégiée. Le mouillage à proximité immédiate présente le même attrait en toute sécurité.

GIGLIO plus au Sud fut une vraie découverte. Un bout de caillou minuscule avec un petit port ou règne une activité démesurée. Trois ou quatre places de passage gérées par un vieil « ormeggiatori », abrité dans une cabane en planches sur un coin de quai. La bonhomie faite homme, une idée très agréable de ce que peut être un accueil. Une escale de charme qui nous a conquis. Nous avions juste oublié les causes de cette activité débordante : Un imbécile de Capitaine avait jeté un soir de Janvier le COSTIA CONCORDIA sur les rochers, à la sortie même du minuscule abri. Un traumatisme encore très présent pour une population de sauveteurs qui a limité par son courage, les conséquences du désastre.

Les étapes de liaisons longeant le LAZZIO ne laisseront pas au marin, des souvenirs inoubliables. De bonnes marinas très sures, dont PORTO DI ROMA dans l’embouchure du TIBRE qui permet de visiter ou revoir ROME, à moins de vingt minutes. PORTO ERCOLE, RIVA TRAIANO, NETTUNO vont nous permettre d’accéder aux merveilleuses PONTINES.

PONZA, la première est un site merveilleux de mouillage au milieu de roches incroyables. Le port tout proche et la ville sont ravissants et présentent tous les paramètres qui peuvent faire apprécier l’Italie: beauté, authenticité, gaité, surprise, regrets d’en partir !

PALMAROLA plus à l’Ouest sera un regret pour nous qui ne l’avions pas programmée dans notre voyage, elle semble du même type. Une étape certaine pour un prochain voyage

VENTOTENE au sud est, restera surement l’un des meilleurs moments du périple. Une surprise complète au débouché d’une faille creusée dans la roche, un port entièrement taillé dans le calcaire par les esclaves Romains. Nous avons suivi aveuglement les instructions nautiques pour entrer, sans y croire,  notre 42 pieds dans un boyau improbable, tournant au bout à 90°, sans possibilité de recul et débouchant dans une énorme piscine, taillée dans la roche, abri pour quelques plaisanciers privilégiés, surement peu enclin à promouvoir le site. Quelques maisons et quelques escaliers sur un semblant de quai ne laissent jamais imaginer le charme de la petite ville qui se cache derrière : Musée, placettes, commerçants adorables aux échoppes soignées, une vraie féerie en un lieu unique où l’accueil s’aligne à la beauté et à la rareté du site.

Heureusement, nous quittons VENTOTENE pour ISCHIA et PROCIDIA dont le charme fait également l’unanimité des voyageurs, à l’entrée du Golfe de NAPLES. ISCHIA nous a semblé un peu surfaite, saturée de tourisme, avec des navettes qui entrent et sortent sans respecter la moindre limitation de vitesse, transformant le port idyllique en véritable enfer. PROCIDIA toute proche est autrement authentique, moins envahie, tout aussi foisonnante de végétation exubérante, bien plus belle au niveau architectural, nous nous y sommes un peu attardés….

La Baie de NAPLES est en tout point fidèle à sa réputation de saleté, de navigation chaotique, de ports saturés que contre balancent à peine, la beauté du Vésuve, les sites de POMPEÏ ou bien d’ERCULANUM. En pleine ville, le petit port de SANTA LUCIA nous accueillera cependant. Nous sympathiserons finalement avec ses ormeggiatori ce qui finira par nous rendre la halte agréable….

Ce ne fut pas le cas a CAPRI, où l’île englouti du touriste mieux que la terrible SCYLLA à MESSINE…. Un strapontin sur une panne face à la houle du large et aux vagues monstrueuses des navettes à l’italienne, une marche de près d’une demi heure pour rejoindre la ville pourtant toute proche, un accueil lamentable pour les bateaux de moins de cinquante mètres. La nuit à 180 € avec obligation de se battre pour obtenir un peu d’eau et d’électricité, trop loin pour le WIFI….

Le sud de l’île, les FARAGLIONI et la végétation de la PUNTA TRAGARA restent cependant d’une grande beauté !

La côte Amalfitaine nous fera très vite oublier cette première désillusion, par la qualité de l’accueil retrouvée, la confidentialité de ses petits ports, le charme fou de ses petites villes perchées AMALFI, POSITANO, RAVELLO….

Le responsable du petit port d’Amalfi qui entre et mouille TINTAMARRE au milieu des rochers à quelques mètres de la plage, devant le resto où l’on se baigne dans le port restera également un grand moment du voyage….

ACCIAROLLI, SCARIO, CETRARO restent des étapes utiles et sûres, mais longues, le long de la botte en descendant vers TROPEA qui ouvre la route des LIPARI (Ou EOLIENNES)

LES ILES PLUS LOINTAINES

L’archipel des Lipari n’est pas sur la route maritime directe qui descend vers MESSINE. Il mériterait une visite particulière, par exemple grâce à une location de voilier au départ de TROPEA, ce que font de nombreux équipages pour profiter de toutes les îles.

Ainsi la descente de la botte italienne, place Stromboli au Nord Ouest de TROPEA et oblige une sorte de retour sur ses pas pour la visiter, à mois de couper droit vers lui à partir de la côte Amalfitaine, un trajet long de plus de 80 Milles. C’est donc de loin que nous avons aperçu avec quelques regrets ce « Phare de la Méditerranée », grandiose de nuit lorsque l’on peut mouiller à proximité. Nous avons donc tiré directement sur LIPARI qui nous a ravis par son accueil et son charme malgré le début de la  saison estivale. Les Ormeggiatori rivalisent de signaux persuasifs pour attacher vos amarres à leur ponton privé, avec le service qui accompagne….

Le bourg est vraiment attachant, ses commerçants aussi malgré le côté insulaire. Leurs tarifs également, un exemple à suivre.

Tout à coté, VULCANO est très différentes et présente elle aussi de superbes mouillages. Celui près du petit village est le plus accueillant, malgré la profondeur des sondes à plus de quinze mètres. On se baigne au milieu des bulles de gaz sulfureux et proche de la côte de véritables jacuzzi naturels vous massent de leur eau chaude. Attention cependant aux risques de brulures ! Plus loin, des curistes en surcharge pondérale évidente, enduits de boue volcanique séchée, descendent ramollir leur carapace noire dans les bulles accueillantes….

Une angoisse légitime ensuite vous étreint en prenant la direction de MESSINE. De forts coups de vents sont en effet décrits dans cette zone, parfois même en été, avec de redoutables trombes. Ce ne fut pas le cas. Cependant l’arrivée dans le détroit est fort impressionnante, y compris par mer plate. De forts courants de sens contraire font bouillonner la surface de l’eau et il faut tenir compte du balais incessant des ferry qui traversent en tous sens, sans compter les trois ou quatre navires typiques qui chassent l’espadon au harpon. Deux guetteurs sont hissés au sommet d’un mat sans fin, le chasseur et sa lance sont sur un bout dehors, à l’avant  qui prolonge et triple au moins la longueur du bateau. MESSINE par contre est une ville sale et sans véritable charme, à sa décharge elle a été détruite maintes fois, par la guerre et les phénomènes sismiques. La marina est cependant accueillante et sûre.

Nous voilà donc déjà en SICILE, à quelques encablures de TAORMINE la belle. La météo est sereine et nous allons mouiller au pied de la ville suspendue, sous le SAN DOMENICO qui fût récemment l’une de nos haltes terrestres. A quelques mètres, l’hôtel du GRAND BLEU résonne encore de ses scènes cultes. Le petit port de RIPOSTO au pied de l’ETNA sera une halte merveilleuse, qui nous permettra de revoir TAORMINE mais aussi de nous dissoudre dans la population locale pour participer à leur fête votive, dans une ambiance incroyablement bon enfant et chaleureuse. Cette ville, paradoxalement peu touristique est particulièrement attachante, ses habitants aussi.

Tout comme ACITREZZA un peu plus au sud, port minuscule sans véritable place de passage, qui nous a fait une place parmi les pêcheurs. A l’entrée du port, d’énormes blocs et piliers de roche, attestent encore de la fureur du cyclope et de la fuite d’ULYSSE.

Encore plus bas, SYRACUSE est une halte incontournable pour ses merveilles architecturales, influencées par différentes cultures que l’on déchiffre. Une très belle ville retentissante encore du cris des TIFOSI devant le match de l’Euro où l’Italie élimina l’Allemagne. En terrasse devant le grand écran, en mangeant de l’espadon all’ Ferro et la Carbonara, un grand moment

Le SUD Sicile, très peu touristique par la côte, présente cependant quelques haltes très attachantes et charmantes, comme SAN LEONE qui donne accès à AGRIGENTE La Superbe et SCIACCA accrochée au rocher. L’accueil dans ces deux ports mérite une mention toute particulière, tous les bons côtés de l’Italie hors des sentiers battus !

MARSALA est aussi décevant que le vin qu’elle produit, mais présente l’avantage de nous ouvrir l’accès à l’archipel des AEGADES, encore largement protégée du tourisme.

A FAVIGNANA, on mouille directement dans l’avant port qui ressemble à un véritable lagon, entouré des bâtiments de la MATANZA pour la pêche au thon. Le village est superbe, ses petits bars et ses échoppes feront aimer l’Italie aux plus réticents, on se baigne autour du bateau. Comme d’ailleurs à MARETTIMO, l’île la plus à l’Ouest de l’archipel, aussi peu fréquentée que Port CROS au printemps, très sauvage et très peu habitée. L’eau du petit port est incroyablement cristalline, on part de la plage arrière avec palmes, masque et tuba. Un pur bonheur !

Un fort coup de vent annoncé, nous ramène vers TRAPANI et son port très protégé, mais malheureusement saturé à la suite de cette annonce. Un petit port privé au sein de ce complexe, gérant tout au plus deux pannes, une cinquantaine de bateaux, nous accueille en mettant à terre ses quelques pneumatiques pour nous créer la place. Nous y seront bloqués 4 jours, derrière le fabuleux marché au poisson… Chaque soir le gestionnaire de ce mini port a organisé, soirée pâtes, soirée grillades… Pour les quelques équipages bloqués là par une météo furieuse, bien au-delà du coup de vent annoncé. Toute l’équipe a protégé TINTAMARRE, amarré par cinq ou six pendilles dans un minuscule cul de sac. Merci encore à eux, amis de « VENTO DI MAESTRALE »

Nous  n’avons pu partir qu’au moment où ils ont jugé la traversée sereine vers la SARDAIGNE, quelques cent soixante Milles plus à l’Ouest. Elle l’a été, depuis le lever du jour, puis en slalomant entre les tortues à plus de cinquante milles de toute terre et par trois ou quatre mille mètres de fond. Quelques dauphins nous ont souhaité bienvenue dans le SUD SARDAIGNE vers VILLASIMUS. Le mouillage là aussi est un vrai lagon, juste devant le Port….

La remontée de la côte EST SARDAIGNE de CAGLIARI vers les Bouches de BONIFACIO a été une vraie découverte et une excellente surprise, par rapport à la côte EST CORSE peu attrayante, par exemple. Le littoral très rocheux laisse place au dessus d’ARBATEIX à de nombreux mouillages et ports très accueillants tels SANTA MARIA NAVARESE ou CALETTA.

OLBIA, aéroport incontournable vaut bien mieux que le résumé peu alléchant qu’en font les instructions nautiques. Son petit port privé au cœur de la ville est particulièrement accueillant et charmant. La ville de même, mérite une halte et une longue ballade au moins nocturne. Plus haut, CALLA DI VOLPE est un mouillage superbe, au milieu des yachts de plus de cent mètres amarrés sur bouées, dans des eaux turquoise. Il annonce l’entrée de la COSTA SMERALDA où croisent les plus beaux navires de Méditerranée et l’approche des Bouches de BONIFACIO et de l’archipel MAGDALENA aux nombreux très beaux mouillages dans de très belles eaux.

CALA SPALMATORE nous y accueille dans un début de coup de vent d’Ouest. Puis CALLA LAZZARINA merveille des LAVEZZI également bien protégée du Mistral, sera un écrin de calme ou nous écouterons la nuit le chant impressionnant des mouettes plagiant à s’y tromper les cris des nourrissons. Petite visites aux deux cimetières qui abritent les corps des naufragés de la SEMILLANTE en route pour la CRIMEE, qui donnent à ce lieu superbe une ambiance maritime très particulière.

BONIFACIO est une halte incontournable et belle, souvent bien organisée et très accueillante. Lorsque la météo est clémente comme cette année, nous allons traîner vers PIANA, RONDINARA, ARBITRO….qui sont autant de criques délicieuses abritées des vents dominants.

La remontée vers AJACCIO passe alors par les abris de CALLA LUNGA, CONCA au dessus de la pointe SENETOSE en remontant vers PROPRIANO. PORTO POLLO et CAMPOLORO sont deux bénédictions au sortir du golfe de Valinco, l’une abritée du Mistral, l’autre du Libeccio. L’anse CACAO est une halte bénie en entrant dans le golfe d’Ajaccio, fermé de l’autre côté au Nord par les sanguinaires

CARGESE est un port de charme avant d’atteindre la réserve de SCANDOLA et l’abri de GIROLATA aujourd’hui bien structuré et d’un accueil très convivial. De nombreux mouillages mythiques comme MARINA D’ELBO accueillent le plaisancier par beau temps sur la route de CALVI, point de retour habituel vers le continent. Nous n’aurons pas fait cette année ces dernières étapes poussés vers PORT CROS par une météo instable, noircie encore par l’accueil lamentable du Port Tino ROSSI d’Ajaccio.

Les îles d’Hyères restent un véritable joyau, un peu altéré en Juillet/Aout par l’assaut d’un tourisme de masse mal maîtrisé et l’afflux de nombreux plaisanciers attirés par la beauté du lieu. A partir de fin Aout, les îles retrouvent tout leur charme et nous y avons traîné quelques semaines, avant un retour programmé au VIEUX PORT…

LES COUPS DE CŒURS

Ils associent forcément un site grandiose à la qualité ou l’originalité bienveillante d’un accueil exceptionnel. L’archipel TOSCAN avec PORTO AZZURO et GIGLIO les PONTINES avec PONZA et VENTOTENE, l’entrée de la BAIE DE NAPLES au Nord avec PROCIDIA, sa sortie avec la COTE ALALFITAINE nous ont ravis.

Les EOLIENNES avec LIPARI et VULCANO, la côte EST de la SICILE de TAORMINE à SYRACUSE ont été des étapes exceptionnelles, comme certains petits ports du SUD SICILE avec SAN LEONE et SCIACCA jusqu’à TRAPANI l’accueillante.

Au-delà, les AEGADES peu connue, sont des merveilles surprenantes avec FAVIGNANO et MARETTIMO ainsi que l’EST SARDAIGNE qui nous a réservé beaucoup de bonheur et de surprises.

L’arrivée à notre bord de six équipages différents d’amis a été un immense bonheur, renforcé encore par la visite avec leur propre bateau, d’autres amis qui nous ont rejoints. D’autres rencontres très amicales en route laissent espérer une suite très positive à nos échanges, de nouvelles rencontres durant d’autres voyages…..

LES COUPS DE SANG

Ils furent rares, heureusement. Ils ont pour principale cause la bêtise humaine, puisque les sites géographiques, nous les avions choisis et peu nous ont déçus.

La CORSE par exemple reste en beauté, souvent gâchée cependant par l’attitude lamentable d’une minorité, qui occulte les efforts louables du plus grand nombre. Les difficultés météorologiques de la côte ouest et la rareté des vrais abris devront dans le futur être compensées par la qualité de l’accueil qui se développe à BONIFACIO ou à GIROLATA. Ajaccio, Calvi, Saint Florent devront s’en inspirer !….

En Italie à VILLASIMIUS des garde-côtes ont peu apprécié ma nudité sur la plage arrière de TINTAMARRE pour ma douche. Ils m’ont verbalisé (abusivement) pour mouillage en un lieu prétendument interdit. Nous avions un PV de plus de deux mille Euros dans la boite au lettres en arrivant. Nous contestons bien évidement ces pratiques et sommes prêts pour cela à aller devant les juridictions compétentes….

Nous râlons fréquemment contre les professionnels ou plaisanciers peu respectueux des règlements maritimes. En Italie, tout le monde et surtout les navettes entrent et sortent des ports à vingt nœuds !…. Il suffit de le savoir.

Par contre le plaisancier italien respecte bien les règles des pavillons et apparats de mouillage. A Porquerolles ou en Corse personne ou presque ne connait la boule de mouillage et confond drapeau pirate avec Pavillon de Courtoisie….

En Italie, on peut souvent vider sa caisse noire, que le plaisancier Français doit rejeter à la mer, quand ce n’est pas dans la calanque ou dans le port.

ET LES TRACES D’ULYSSE ?

Nous les avons suivies durant tout le périple. Le MONTE CIRCEO (et donc la belle magicienne) nous a accompagné de sa hauteur plusieurs étapes entre ROME et la BAIE DE NAPLES.

La région Napolitaine abrite plusieurs étapes de notre héros. La région des ENFERS (Champs PHLEGREENS), LES SIRENES (Côte Amalfitaine, Archipel des Galli)

Les EOLIENNES et le DETROIT DE MESSINE furent des étapes où les indications de l’Odyssée furent très présentes à notre esprit.

La SICILE avec le banquet des bœufs sacrés et LE CYCLOPE (L’ETNA), jetant ses roches, sont des épisodes majeurs qui ont inspiré notre périple.

PORTO POZZO, la calanque des géants LYSTRINGEONS, abritée de la fureur de la mer a été celle que nous avons cherché partout lorsque la météo se fâchait. Nous nous y sommes abrités souvent ces dernières années sur la côte Sarde, au sortir des Bouches, par coup de Mistral….

Nous avons failli aller à GOZO au Nord de MALTE, pour voir la belle Calypso, à une cinquantaine de milles à partir du SUD SICILE, mais la mer ne s’y prêtait pas vraiment….

Cela nous laisse comme un regret, l’envie d’y retourner. Aller un jour à MALTE ou bien vers GILBRALTAR où d’autres hellénistes situent l’antre de la belle nymphe. Une fois dans le détroit qui nous empêcherait de tirer vers les iles du Cap Vert….

Toutes les étapes de TINTAMARRE sont racontées quotidiennement sur notre blog : surlestracesdulysse-google.fr

 

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