ON A ENCORE FINI A RONDINARA… Mercredi 12 Juillet

 

FORCEMENT, …ON A FINI A RONDINARA !

 

Pourtant on s’était promis juré (Comme les autres années !), de ne pas s’y arrêter, pour une fois. Tourne-vire, comme on dit en Provence, la météo ou d’autres impératifs moins pressants,  y attire votre quille immanquablement !

Faut dire que la belle à tout pour séduire, de sa forme ronde parfaite qui vous accueille dans une sorte de cocon fœtal, à ses eaux turquoise jamais froides, toujours préservées de la moindre méduse… Ses deux éperons rocheux d’entrée Nord et Sud, la protège d’à peu près de tous les vents, de manière parfaite si on mouille au Nord par vent de Noroît et inversement (Sauf que Suroît, ça fout tout de suite moins la trouille !). Une belle et immense plage ourle tout le fond de la baie, avec d’autres petites plagettes entourées de rocher de part et d’autres, pour les culs nus…. (D’où l’invention des jumelles marines, d’une netteté foudroyante).

Un bon resto est à portée d’annexe. Il a la bonne idée de ne pas clore sa journée par les traditionnelles mais inaudibles (pour moi !) polyphonies. Jadis dans le blockhaus au Sud, il y avait Achille un ancien traîne savate qui avait mouillé sa quille dans toutes les mers chaudes et tempérées du globe et dormi plus souvent qu’à son tour dans un sac poubelle. Il faisait des grillades à mourir et racontait ses périples qui grandissaient au fur et à mesure que le niveau baissait dans la bouteille de liqueur de myrte…. La troisième année, au sommet de son art, ayant cependant oublié de régler l’impôt révolutionnaire ( ?), il est reparti après avoir fait BOUM, avec ses chimères et son sac poubelle.

Et puis au beau milieu, il y a « LE SEC », un putain de rocher à fleur d’eau, qui délimite forcément une zone de mouillage idyllique et perverse… Suffit de mouiller à proximité et d’attendre l’heure de l’apéro où les derniers retardataires entrent et se précipitent un peu trop vite vers se havre laissé vide (et pour cause !)

Voileux ou motorisés, sous 40 Cm d’eau, les chances sont les mêmes d’aller se poser dessus… sauf que si t’es voileux et que le sec est entouré d’autres adeptes d’Eole, t’as toujours un gentil qui hurle au dernier moment, pour t’éviter le pire. Si t’arrives à fond sur ton AZIMUT 58 en narguant tous ces Kersauson en devenir, la note au chantier de Porto Vecchio, risque d’avoir le goût des larmes… Mais le voileux est magnanime, même s’il hurle très tard reconnaissant  le malotru qui lui a fait de gros remous de mal élevé au précédent mouillage !

Juste au dessus, sur la colline et à dix minutes à peine  de marche…., il y a un camping et sa supérette. On hait tous les superettes de camping, n’empêche qu’après trois jours de brafougne, quand t’as fini, le rhum, le pastis, le rosé, même la myrte ! et bien c’est le paradis de crapahuter la haut, sous un cagnard de plomb, sans un souffle d’air en dehors de l’agitation des cigales.

Enfin tu ne traines pas trop quand même,  qu’il n’y ait pas un Pinzuttu qui se paye « Le sec » en ton absence ! Car RONDINARA, c’est comme Camping Paradis, suffit que tu partes pisser pour qu’il se passe enfin quelque chose !….

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