EPOQUE DINGUE ET METEO POURRIE…Dimanche 06 Juillet

 

EPOQUE DE DINGUES, METEO POURRIE…..

Quand j’étais encore petit, cela ne remonte jamais qu’au siècle dernier, on savait vivre avec le temps.

Quand il pleuvait, c’était surtout mauvais temps pour les escargots que l’on allait glaner au bord des chemins. Les gros Bourgognes, que l’on faisait baver ensuite dans une grosse lessiveuse, avec un peu de gros sel, avant de se les taper avec un bon beurre persillé. On attendait la pluie comme le paysan, une bénédiction des Dieux….

Quand il faisait froid, à la montagne, les parents prenaient un peu de braise du grand feu qui crépitait dans la cheminée, pour en remplir une bassinoire en cuivre que l’on passait entre les draps en lin, sous le gros édredon. Pas de chauffage, on entrait dans un lit chaud douillet où l’on sombrait jusqu’au petit matin. S’il avait gelé, en Septembre ou Octobre, il était temps d’aller ramasser les baies ramollies d’églantiers pour faire de la confiture de « Gratte-cul », une merveille au petit déjeuner…..

Quand il faisait très chaud, on bouclait les persiennes après l’aération du matin, on entrouvrait les ouvertures au Nord pour ventiler et l’on faisait deux heures de sieste, vers dix sept heures on allait se jeter dans la Durance ou le Verdon. A notre retour quelques fruits pressés commençaient à glacer dans la sorbetière. On avait le droit de se coucher plus tard…

Quand il y avait grand vent, on faisait voler toutes sortes de choses, de fabrication artisanale, du cerf-volant le plus basique à la maquette en balsa, encollée de papier qui s’explosait au sol à la première bourrasque. Du travail de réparation en perspective, pour les jours bénis où il ferait trop chaud, trop froid ou trop humide….

Aujourd’hui, le voileux veut le vent qui gène le plaisancier moteur. Le campeur, un été sec et chaud car le patron du Camping des Mures a construit la piscine. Il est maudit par l’amateur d’aquarelle qui aimerait la brume épaisse où le ciel plombé se fond si bien, avec la mer sombre. Trois couleurs alors lui suffisent : un poil de terre de sienne, un soupçon de bleu Cobalt et tout le reste au gris de Payne….

Tout le monde râle, la présentatrice météo est devenue la star du petit écran. Même TINTAMARRE trouve que vraiment « Il n’y a plus de saison », que ce soit sur la Côte, en Corse ou en Sardaigne.

Cet été perturbé (Par qui ?!), aura au moins le mérite de rappeler à tous et donc aux plaisanciers, un certain nombre de basiques que bon nombre ont oublié, cachés derrière leurs prévisions météo à cinq jours.

Je me demande bien où auront pu aller se planquer les milles embarcations qui squattaient hier le passage entre les deux îles de LERINS et que nous n’avons fait qu’observer de loin, en passant. Compte tenu de la saturation des ports dans la zone, il y a du avoir quelques moments de sacrée panique. Cet automne le marché du bateau d’occasion va vraiment saturer, de bonnes affaires en perspective…

 

PS : Merci aux bateaux de la SNSM et à leurs équipages bénévoles (7 000 Personnes) que l’on a vu sortir par tous les temps, des ports où nous étions abrités : Bonifacio, Maccinaggio, Porto Vecchio…

Merci aussi a Monsieur BENETEAU d’avoir conçu ses Trawlers de voyage, qui tiennent la mer en toute sécurité ! On continue….

TINTAMARRE EN ROUTE

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