LACHER PRISE, Mardi 12 Juin

LACHER PRISE…. !

Les semaines qui précèdent le départ en mer, sont une période d’incommensurable activité, que l’on traverse un peu au dessus de ses pompes !…

Il y a d’abord toutes les merdes que l’on a glissées sous le tapis, les promesses foireuses que l’on s’était promis de réaliser ces samedis pluvieux : rebrancher l’arrosage automatique, réparer le parasol jeté en vrac au garage à l’automne, traiter ce con de cyprès qui se met à jaunir dès que l’on tourne le dos. On se dit la veille, que finalement c’est con de laisser une bagnole en loc de longue durée sur un parking de pigeons chieurs, on va la rendre pour reprendre un contrat en septembre… Pas de soucis : relevé fiscal, attestation de résidence, copie de la carte d’identité, statut du conjoint, quarante signatures, un bonheur par rapport à ce que demande, avant de partir, le notaire concernant la succession !

Le bon à tirer du bouquin arrive également la veille, faut juste l’éditer (150 pages), parapher chaque tirage et retourner le tout en R/AR aux éditions Baudelaire, pour que mon « Histoire de France racontée aux (grands) enfants », paraisse en septembre.

Il a fallu entre temps, sortir Tintamarre pour lui polir le cul, réviser les moteurs, tout graisser, resserrer, revernir, poncer, traiter, avitailler, faire les pleins (Bonjour Monsieur le pompiste, le plein s’il vous plait. Combien ? 1600 Litres environ, il m’en reste un quart)…. Même plus le temps de golfer, de véloélectriquer, de picoler avec les potes !

Et puis c’est le départ discret au pied des tours de Saint Jean et Saint Nicolas, personne sur le quai, on n’a jamais su dire au revoir. Il faut rallier le Lavandou malgré un Est musclé de 30 Nœuds, pour rejoindre nos potes trawleristes. Un rendez vous annuel que l’on ne raterait pour rien au monde !

Et comme prévu, on se fait branler sévère, l’étrave de Tintamarre disparait dans les trains de houle les plus forts, inondant tout le bateau. A l’intérieur, peu amarinés encore, on pilote un peu au jugé pour prendre de ¾ les creux les pires. On est en pleine continuité des jours précédents, se demandant à nouveau ce qui nous a pris de nous foutre dans cette foutue galère…

Passé le Cap Sicié, comme souvent, l’écume diminue et la mer redevient praticable ! Arrivés à Porquerolles dans la petite passe, le soleil est même au rendez vous et l’on peut remonter piloter sur le fly. Le dernier bord vers le Lavandou au Cap 63°, est un premier trajet de vacances, même pour des retraités. Le port en ce milieu de juin est parfaitement calme. Première Despe du périple, même si ce pauvre Tintamarre est salé comme une vieille morue, des embruns essuyés, il attendra demain, car là c’est sûr, nous on a pour trois mois,  de nouveau lâché prise….

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