J’ADORE PROCIDA… Dimanche 15 Juillet

J’ADORE PROCIDA…..
J’adore Procida !
Peut être parce que, amoureux d’Homère et d’Ulysse, l’ile représente l’épicentre tellurique de cette merveilleuse Odyssée.
On vient de quitter, 30 Milles plus bas, notre héros et ses sirènes dans l’archipel des Galli. Face à moi, tout a coté de Nisida toute proche, se sont les cyclopes qui peuplent la falaise ; l’un d’eux avance encore à tâtons, en hurlant….Quelques milles au dessus, au milieu des Champs Phlégréens, se situe l’entrée des enfers où l’homme aux milles ruses revit sa mère, Achille et ses compagnons morts. A moins de trois heures de navigation, Circée, cachée en haut du Monte Circéo, épie les voyageurs pour les transformer en cochons (en dehors d’un bon nombre, qui en sont déjà) ! Tout ça sur quelques Milles, dans un cadre de folie.
Procida a su rester elle-même, belle et naturelle, sans fars inutiles. Ses charmes pourtant se hissent à la hauteur de ceux de Capri, ou d’Ischia toute proche, mais ni Tibère ou autres rocks stars par la suite, ne sont venus y festoyer. Pour notre grand bonheur.
Cire Padre déverse à l’aube ses caisses de poisson frais, crevettes sauvages, thon rouge, pesce spada (espadon), en montant à l’assaut de la citadelle, on découvre des boutiques d’un autre âge, une relation restée intacte avec le commerçant fier de son village, de ses produits locaux…
Du haut du fort, le regard tombe alors sur Corcello, incroyable village directement sorti des Cyclades, son petit port de pêche, ses bruits familiers, ses tavernes où quelques tables servent la cuisine de la Mamma, simple, avec de superbes produits, une gentillesse proverbiale. On est le 15 Juillet, forcément on nous branche sur la finale de la Coupe que ce soir, on va forcément gagner !
De retour sur la panne, au poste 108 face à l’essence, se déroule un incroyable balai. Tout Naples a loué des bateaux. De gros semi-rigides super motorisés et remplis d’italiennes qui ont une sorte de culte pour des maillots qui relèveraient à Saint Tropez, d’une atteinte flagrante à la pudeur… Une procession compliquée s’organise, pour constituer une sorte de file d’attente, quelques napolitaines s’interpellent avec des mots d’oiseaux. La file passe devant TINTAMARRE, qui devient malgré lui, le jury improvisé du plus beau cul napolitain, lové dans des strings, où la ficelle relève déjà d’un abus patent de tissu.
Ma collection photo personnelle s’y enrichie de manière hyperbolique….
Le défilé continu, on est Dimanche. Une merveilleuse odeur de crevettes grillées monte de la cambuse de Tintamarre vers le fly. J’adore vraiment Procida !

STRING

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