ALLONS Z’A MESSINE… Vendredi 12 Juillet 2019

ETNA MU et ELIANE

ALLONS A MESSINE…. 

Si tous les chemins mènent à Rome, il y a au moins deux manières d’aller à Messine, en descendant des Eoliennes pour rejoindre Taormine, ou en remontant de cette côte Est sicilienne pour rallier les Lipari.

Pour qui connait bien Homère, le périple est bien différent ! Ulysse lui descendait, après que Circée ait transformé ses équipiers en cochons, qu’il se soit fadé les enfers des Champs Phlégréens, qu’il ait du se faire attacher au pied de son mat, oreilles bouchées de cire pour échapper aux sirènes de l’archipel des Galli….

Il allait se jeter dans la gueule du loup : Scylla le monstre vivait dans une grotte à l’Est, au pied de la falaise, ses douze pieds se balançaient pour arracher les marins de leurs navires et les  porter vers six têtes horribles qui les dévoraient. Charybde lui, était un énorme tourbillon qui achevait les éventuels survivants dans un monstrueux trou d’écume… Si Ulysse s’en sortait, Poséidon, le père du Cyclope dont Ulysse creva le seul œil, déchainait avec l’aide d’Eole une mer de furie !

Nous, cette fois (ouf !), on remonte.

Après l’élégante Syracuse, et la très apprêtée Taormine, pas de magicienne briseuse de ménage, pour nous annoncer des horreurs. Nous avons échappé hier, aux feux brulants de l’ETNA. La météo est (enfin) sereine, la mer est plate est chaude, le verre de Spritz est posé en toute sécurité sur un coin de la table à carte, on n’entend même pas tinter les glaçons. En 1783 un très important tremblement de terre a modifié la topographie du lieu, renvoyant Charybde et Scylla vers leur monde antique ! Certes il faut rester vigilant aux nombreux ferries qui déboulent dans le détroit à fond, au milieu de ces drôles de bateaux, mats immenses avec son pilote assis en haut ! Un incroyable bout dehors, abrite lui à son extrémité géante, un harponneur, qui est sensé toucher les espadons qui dorment et se reposent en surface.

Et c’est ça le plus étonnant, dormir au beau milieu d’un « casino » pareil, ça relève (pour ledit espadon), d’une sacrée prouesse, dans un courant de 6 noeuds!.

Après, c’est plus compliqué, on entre sur le territoire d’Eole. Et là, pas question de sacrifier à la moindre des traditions, pour amadouer l’irascible dieu ! A défaut de quelques bœufs bien gras aux jambes torses, on sacrifiera un énorme carpaccio (volume du frigo oblige) ; l’important réside surtout dans les libations faites à la santé du Dieu. Et là, le choix est grand : vin blanc des pentes de l’Etna, Spritz « amaro » au Prosecco vénitien, champagne Beaugrand pour mon anniversaire de mariage (44), Limoncello Amalfitain. Surtout pas de Marsala qui rendrait folle, la plus tolérante des divinités !

En mer, les traditions ont heureusement la vie dure, même après la fin de la marine à voile….

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