UN PERIPLE ERUPTIF! … Lundi 24 Juillet 2019

BUSTES RAVELLO

UN PERIPLE ERUPTIF !…. 

Y’a des poivrots qui profitent de l’été pour faire le tour des bistrots !

Nous, hypocrites,on a armé un bistrot ambulant qui flotte, pour faire le tour des volcans…

Ca partait fort ! Une semaine avant notre arrivée, le Stromboli explosait. Une semaine après notre ascension mythique, l’Etna pétait aussi, envoyant des nuées de cendres sur Catane, dont l’aéroport était fermé. Une marée de lave, descendait vers Riposto, Acitrezza, dont on venait de tirer nos fesses…

Entre temps, au pied de Vulcano dans les Lipari (Eoliennes), le volcan très actif pétaradait du souffre et ses effluves sous-marines formaient un immense jacuzzi de bulles bouillantes. On faisait une pause en côte Amalfitaine, avant de s’approcher timidement du Vésuve, dont on avait déjà visité les prouesses anciennes, Pompéi et Herculanum !

Même les animaux marins semblaient perturbés. Les mouettes se jetaient sur le leurre de ce pauvre Hugues, dépité, alors qu’à côté, les thons hilares sautaient, indifférents au quinzième appât, qui leur était proposé.

La pause Amalfitaine est toujours un moment privilégié, au centre du périple, que l’on descende des Pontines où que l’on remonte de Messine. Il y a bien sûr, au port, le Capo-ormeggiatore qui vous enlève élégamment les commandes pour entrer votre unité, entre rochers, côte et corps morts, pour venir l’amarrer entre ponton, plage et resto. Après c’est le spectacle ! Gino entre les voiliers à 10 nœuds, la poupe vous arrive en plein travers, avec la certitude d’un éperonnage imminent. Coup de barre, de marche arrière et la poupe vient se ranger gentiment, face au quai. Le temps de se remettre, la barque est amarrée, le tuyau d’eau dispo, le proprio a retrouvé un peu de sa respiration et un pouls au dessous de 150 pulsations…

Ravello, à une longueur d’aussière, délivre toujours la même sérénité, boutiques d’art,  jardins suspendus aux citronniers odorants, accrochés aux terrasses qui, comme dans les Cinque terre, plongent dans une mer bleu argent. Le « Caruso », palace intemporel, propose l’une des haltes les plus classe de tout le bassin, pour une poignée de privilégiés. Le Spritz, servi en haut, dans les ruines romaines et moyenâgeuses, au bord de la piscine à débordement, est un perchoir où l’on aimerait arrêter le temps, à l’écart de la foule grouillante, déversée en bas par des navettes bondées, à l’assaut des commerces de souvenirs d’Amalfi…

Demain, de Capri, espérons que comme Pline l’Ancien, nous n’aurons pas à contempler les cendres brulantes dévalant les pentes du « Lacrima Christi ».

Bon, après tout personne ne nous aura forcés. On aurait pu tout aussi bien cocher : « Volcans d’Auvergne », pour la période estivale. En plus, on aurait fait une cure de Volvic, au lieu de nos immenses ballons orangés journaliers, remplis d’Apérol ou de Campari, noyés de glaçon et de Prosecco….

ART RAVELLO

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