CAPRI, C’EST DEFINITIVEMENT FINI… Jeudi 25 Juillet 2019

 

PROCIDA

CAPRI, C’EST DEFINITIVEMENT FINI…

Arriver à Capri, c’est un peu comme débarquer dans un roman de Boris Vian !

A l’enterrement de Chloé, après que Colin se soit ruiné pour essayer de la sauver de la maladie, les croque-morts jettent le cercueil dans l’escalier et chantent à tue-tête…. C’est la cérémonie des pauvres, ils ne commencent à se taire, que dans la catégorie au dessus.

A Capri, c’est pareil. Après que tu aies négocié, une heure le matin au téléphone, pour avoir une place de pauvre, au quadruple du prix de Bormes (les mimosas en moins!), tu essaies d’entrer dans le « Porto Turistico ». Dégun à la VHF, après avoir fait trois fois le tour, chahutés par les vagues des ferries qui entrent et sortent à 30 nœuds, tu t’avances…

Un ormeggiatore, de blanc vêtu, s’occupe à laisser un bateau se démerder à accoster, sans lui apporter la moindre aide. Il nous lance une sorte de « Vade retro », d’un geste sénatorial, semblant signifier son incapacité à faire deux choses à la fois, ne pas répondre à la VHF et laisser un plaisancier patauger avec ses amarres !

Quelques aigreurs d’estomac plus tard, il daigne enfin enfourcher son vélo pour venir nous indiquer une place, de l’autre côté du port, où si t’as besoin d’aide, t’es pas vraiment le bienvenu. Peut-être il doit lui arriver de sourire et d’échanger un mot d’accueil, mais uniquement aux barques de plus de 60 pieds. Avant même de prétendre avoir accès à l’eau et à l’électricité, tu dois passer par la case « Ufficio », de l’autre côté du port, nous maugrée t-il en s’éloignant.

On connaissait l’accueil navrant fait par Capri aux plaisanciers. Là, ils viennent de détrôner le binôme gagnant du balai de chiotte, consacrant l’accueil le plus merdique en méditerranée et détenu depuis de longues années par le tandem : Porquerolles-Port Tino Rossi d’Ajaccio !

Quinze miles plus au Nord, il y a heureusement Procida, une île merveilleuse, accueillante et très sûre, où chaque plaisancier pourra rayonner en navette vers Naples, Capri, Ischia… sans subir le racket insoutenable de cette marina lamentable.

Car de racket, il est pleinement question ! Pour un bateau de 12 mètres, la note demandée est de 350 €, eau et électricité en sus, sans possibilité de brancher la moindre climatisation…

L’ormeggiatore est repassé, s’adressant à nous en aboyant. Il lui a été répondu, dans un italien parfait, que l’on ne répondait qu’à ceux voulait bien nous sourire. Avant de tourner les talons….

MARINA DE PROCIDA

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