UN « TACATAC » D’ENFER…. Mercredi 07 Août 2019

UN « TACATAC » D’ENFER !….

Les lubriques de tous poils, seront probablement bien déçus, mais ce n‘est pas de ce TACATAC là dont il s’agit !

Quand la mer est calme et lisse (C’est rare, mais ça arrive) et que l’on est au mouillage (Ports surchargés obligent), une ébauche de houle, une minuscule ondulation, fais osciller presque imperceptiblement Tintamarre.

  • « TACATAC »

Un bruit à peine audible, revient, régulier, obsédant dans le silence de la nuit. Malgré soi on l‘écoute, on s’apprête à l’entendre revenir, régulier, monotone, presque rassurant. La mer est plate quelques secondes, il disparait et sa régularité de métronome manque. La houle monte un peu, et le son s’amplifie…

  • « TACATAC »

Il monopolise toute votre pensée, qui tombe complètement sous sa dépendance, on essaie d’en localiser la source, le lieu, les causes. Il revient, comme les battements réguliers d’un cœur, puis passe en fibrillation auriculaire et vous angoisse!

  • « TACATAC »

On suppute, on imagine, on échafaude : le flacon d’Habit Rouge qui cogne légèrement contre la paroi du miroir ? La brosse à dent électrique qui promène ? La manivelle de winch qui bouge dans son carquois ? La VHF portable dans son support… Les hypothèses, réfutées une à une commencent à vous manger l’esprit !

  • « TACATAC »

On se lève, on vérifie la fermeture des portes, le placard à vaisselle (C’est un bateau sérieux, la vaisselle est toujours faite le soir), l’intérieur du frigo (toujours plein, pour les mêmes raisons), la tension des drisses du mat de charge, le mobilier… On ouvre la cale moteur, que l’on examine à la lampe de poche, puis au projecteur. Rien !

On essaie de se rappeler. Une fois en Polynésie, une coque péchée la veille, nous avait fait un « BALALINBALALO », en oscillant perchée tout en haut d’un placard. Le cauchemar avait duré deux jours, sans débusquer la cause. L’odeur l’avait finalement trahi la coupable, on avait juste oublié de vider le mollusque…

Mais on n’a pas toujours la chance que la décomposition, signale l’auteur du crime (c’est plutôt la victime qui putréfie en général), contre le sommeil légitime et sacré du capitaine :

  • « TACATAC »

On colle l’oreille à toutes les cloisons, on s’en veut de s’être déplacé sans son stéthoscope ! On stagne dehors, dedans, en haut, en bas, à l’avant, à l’arrière pour débusquer enfin la cause de l’épineux problème. On croit la localiser, s’en rapprocher, s’apprêter à  résoudre le motif de son insomnie. On est d’ailleurs maintenant définitivement éveillé, tenté d’appareiller !

  • « TACATAC »

On se laisse alors choir sur un fauteuil, contre la cloison du carré, vaincu, anéanti, brisé, résigné. Un moment s’écoule et le TACATAC a disparu. On y croit pas, on se lève, le voilà qui revient.

  • « TACATAC »

On retombe épuisé, il cesse !

On s’aperçoit alors que la pression du fauteuil (et du quintal du capitaine) sur la porte de communication vers la coursive, musèle le fameux cliquetis de la serrure dont le pêne a légitimement du jeu dans sa gâche. (Ce sera le seul détail un peu cochon de mon exposé !)

  • « TACATAC »

Un cure dent, un Klinex est le mal est vaincu….

Reste plus que quelques heures pour attendre, parfaitement réveillé maintenant, le lever du jour et la caresse de l’aube !

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