LE (FAMEUX) PETIT TRAIN…

Samedi 26 Juin BOSA MARINA

Qui n’a jamais croisé, dans nos contrées sudistes, une palanquée de Hollandais cramée de soleil, tentant vainement de sauver sa peau,  sous une couche de Madécasol ? On les appelle à Marseille les Fromageons, ils arrivent Leerdammer et repartent Edam, tous rouges à l’extérieur et pas bronzés dedans…..

En général, histoire de sauver ce qui leur reste d’épiderme, ils ont séché une journée de plage pour se taper le (fameux) Petit Train à l’assaut de Notre Dame de la Garde, qu’ils ratent d’ailleurs une fois sur deux, n’ayant pas saisi que le fameux TCHOU TCHOU avait deux itinéraires distincts !

La locomotive TCHOU TCHOU, ça fait belle lurette qu’elle a été électrifiée, comme le fameux Ferryboat qui fait la Mairie – Place aux Huiles, tous les jours sauf certains fériés, pas les jours de panne ou de grève et si le vent dépasse pas les 14 nœuds….

Et ben, le fameux Petit Train si tellement décrié, – « si ça sort d’ici je saurai d’où ça vient », on l’a pris ! Discrètement s’entend, on était loin de la Canebière. On a quand même regardé, bien tout partout autour, qu’il n’y ait pas à l’arrêt, un concitoyen capable de témoigner à charge, comme un fourbe de Martégaou par exemple, en train de nous espincher en douce.

On est montés discrets. Nikon en bandoulière, casquettes et lunettes de soleil, Hugues avait même un sac à chien (avec un petit chien dedans !). On a gentiment occupé tout le premier wagon! Et là, j’ai enfin compris la torture imposée à ces fières peuplades du Nord. Comme eux les Vikings, j’ai eu 18 cm pour tenter de caser mes guiboles, assis forcément en biais avec une charnière qui me labourais sauvagement le dos. Cet ersatz ferroviaire est suspendu sur des noyaux de cerise, sur les rues forcément pavées des villes historiques à nous faire visiter. Dans la côte, on a bien faillit nous demander de descendre et pousser. Musique extraite du folklore Breton, voire Irlandais, à peine moins crispant qu’une polyphonie Corse, le chauffeur semble particulièrement entrainé pour t’arrêter devant une poubelle ou un pilier béton, chaque fois que tu tentes d’armer ton réflex, devant LE site, qui valait le détour !…

Fin du gag. Il te gare enfin à distance respectable du premier bistrot correct, l’appareil photo pendant,  lamentablement vide, avec comme l’impression de t’être fait quelque peu rouler. Tu vérifies quand même que personne de connaissance n’a assisté à ta déchéance récente et, en te relevant (doucement à cause de tes lombaires cassées), tu tentes une terrasse confortable, en évitant la bière locale, histoire de récupérer !

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