L’OUEST SARDAIGNE….

« Etre à l’ouest » indique dans la plupart des cas, une connotation légèrement perchée, du caractère de la personne considérée.

En Corse ou en Sardaigne, pour naviguer « A l’ouest », il vaut mieux garder les pieds solidement arrimés sur le pont et la vue suffisamment déliée pour garder un œil sur la météo, l’autre sur les instruments de bord. L’équipière (ustensile toujours apprécié à bord) garde elle, un œil sur la mer devant, histoire de ne pas se manger un filet dérivant, l’autre sur le frigo (faudrait pas qu’au moment où l’ancre touche le fond, je n’aie pas mon Heineken préférée, fraîche à plaisir.

Ce préambule étant précisé, on était à BOSA MARINA la dernière fois qu’on s’est quittés. Une fenêtre météo peut nous transporter soixante-dix milles plus bas vers CARLOFORTE, sans brafougne, sans houle dans le derche, sur une mer pour une fois à peu près plate, permettant d’observer quelques bestiaux marins, s’ils voulaient se donner la peine de montrer le bout de leurs dorsales….

Pas de vagues, peu de bestiaux (faut dire qu’ils semblent particulièrement chassés, si l’on considère le nombre de filets autour desquels on doit slalomer), une étape finalement pépère, avec du réseau partout, permettant de zieuter d’un troisième œil, la moto GP sur Canal, avec encore un Français sur la première marche du podium (je dois être le seul à en parler, pourtant on a deux Frenchies en tête du championnat du monde !).

L’arrivée à Carloforte est un bonheur pour qui a confiance dans ses cartes marines et ses instruments de bord. Naviguer, même à un petit douze noeuds, quelques milles dans une eau transparente où le fond et les gros blocs semblent être à 50 cm sous les hélices, ça impressionne un peu…

Accueil superbe, marina nickel à l’italienne, belle ville avec des maisons de style, repeintes couleur pastel et hyper entretenues malgré la pauvreté probable de nombreux habitants qui vendent à leur porte, quelques légumes du jardin, quelques babioles. Beau marché, belle ambiance, dont on va profiter 3 jours pour cause de coup de vent de nord-ouest. Notre passion du deux roues va retrouver sur les routes sardes de quoi se rassasier !

Petite fuite à l’aube, vers le sud-est au troisième jour. La côte découpée abrite comme le sud Corse, de superbes criques. Certaines sont monopolisées par l’autorité militaire, mais d’autres restent accessibles au mouillage, même si les vaches seules peuvent occuper le terrain. Même le drone d’Hugues qui clignote en rouge, ne semble pas le bienvenu à terre. On s’en fout, nous ce que l’on aime, c’est la terre vue de la mer. Bon, les vaches sur mes aquarelles, c’est limite !

Porto SCUDO, puis anse de PISCINNIO, baie de MALFATANO, seront autant d’étape où l’ancre descend dans le turquoise, par 3 ou 4 mètres de fond. On se rapproche lentement de CAGLIARI pour laisser notre actuel équipage, forcément un peu triste. Le second ne pourra pas nous rejoindre à cause des annulations de vol, cause COVID…

CAGLIARI, c’est la capitale de l’île, avec plein de choses à découvrir avant les beaux mouillages de VILLASIMUS.

Mais ça, ce sera une autre histoire… En attendant ce soir, c’est saucisses grillées sur PAIA BAY, avec « vino della barca » de Tintamarre, quelques litres de blanc des coteaux d’Aix, miraculeusement épargnés après plus d’un mois de mer !

                                 

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