SANTA MARIA NAVARESE

Partir de Porto CORALLO pour arriver à Santa Maria NAVARESE, c’est un peu quitter BALASKO qui fait la majorette bourrée dans son parking dégueu, pour Carole BOUQUET sortant ruisselante d’une eau turquoise sur fond de ciel mauve….

Pour une fois la mer est plate ce matin à huit heures, lisse, bleue marine, elle boit les reflets de la côte évoquant VALERY : « Ce toit tranquille où marchent les colombes, entre les toits scintille, entre les tombes ». « Midi le juste y rayonnera un peu plus tard de feu », nous serons alors sous le promontoire rocheux d’ARBATAX, avec la même mer, sous les falaises polychromes de la ville. Derrière, encore une fois, l’homme a dénaturé le site qu’il a érigé de grues aux couleurs sales venant menacer de leurs pauvres bras démesurés, un ciel transparent sans nuages.

Le mouillage sous l’ile d’OGLIASTRA, juste avant d’arriver est tentant, cependant, voyant les rochers déchiquetés qui percent la surface, on imagine le fond, de même qualité, menace mortelle pour y perdre nos ancres. On y viendra sûrement, mais plus tard en annexe…

Le paysage autour du petit port dont on discerne l’entrée au loin, est une carte postale où se mélangent les lauriers, les ficus, les magnolias. D’énormes oliviers, jamais taillés, ont plusieurs troncs immenses qui ouvrent à hauteur incroyable, des parasols bleu-vert. Au-dessous leur ombre violette sera du plus bel effet sur mes aquarelles à venir.

Canal 74… On se fend de quelques paroles en italien. La réponse arrive, dans un français parfait, les trois trawlers sont attendus au quai d’honneur. On nous prend les amarres, on nous passe la pendille. J’ai envie de prendre les coordonnées pour envoyer en stage, les gamins pontonniers de Porquerolles et d’ailleurs !

C’est notre troisième venue à SANTA MARIA, pas besoin des papiers du bateau, on est reconnus, à croire que même les Sardes sont abonnés à NEPTUNE YACHTING ! On nous renseigne, on nous conseille. Ce soir la « Squadra Azzura » rencontre le perfide Anglais, notre ennemi commun. On envisage une terrasse de resto, télé grand écran, en révisant les paroles de « Frattelli d’Italia ». La musique, on la connait après des années à voir passer les MotoGP, Giacomo AGOSTINI, Valentino ROSSI… Fabio QUARTARARO lui, il est Français, mais la dernière fois que j’ai entonné l’hymne de ROUGET de L’ISLE, on m’a classé recta, comme Rassemblement National propable.

La météo continue de nous jouer des tours, et pas le moindre petit train pour visiter la contrée ! On a hésité sur le « Promène couillons », cette barcasse à fond plat, musique techno à fond, qui t’embarque à 9h du mat’ et te ramène cramé de soleil et rempli de spaghetti trop cuits sur le coup des 17. Finalement on la joue plutôt classe : semi-rigide de 35 pieds, motorisé comme un avion de chasse, pour aller visiter les grottes du Golfe d’ OROSEI. La salade de pâtes, je préfère m’y coller, à moins qu’un adorable petit resto de plage nous ouvre ses tables…

Mais ça, c’est demain

Et c’est une autre histoire…

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